Emmanuel Régniez

  • Une fêlure

    Emmanuel Régniez

    On le sait, et l'oublie trop souvent, les contes ne sont pas que pour les enfants. Ils disent ce qu'il y a de plus terrible et dangereux. Bien mieux, bien plus, que beaucoup de romans.
    Une Fêlure est un récit. C'est aussi un conte. Il livre l'errance, l'horreur d'une famille. Et révèle comment la littérature peut sauver alors la vie.

  • Un frère et une soeur vivent reclus depuis des années dans leur maison familiale. Ils l'ont baptisée « Notre château ». Seule la visite hebdomadaire du frère à la librairie du centre-ville fait exception à leur isolement volontaire. Et c'est au cours de l'une de ces sorties rituelles qu'il aperçoit un jour, stupéfait, sa soeur dans un bus de la ligne 39. C'est inexplicable, il ne peut se l'expliquer. Le cocon protecteur dans lequel ils se sont enfermés depuis vingt ans commence à se fissurer.

    On pourrait penser au film Shining de Kubrick ou au roman La Maison des feuilles de Danielewski. En reprenant à son compte l'héritage de la littérature gothique, Emmanuel Régniez réussit un roman ciselé et singulier, qui comblera les amateurs d'étrange.

  • Monsieur Jules est le mari et l'amant idéal de Madame Jules.
    Madame Jules est l'épouse et la maîtresse idéale de Monsieur Jules.
    Mais une soirée mondaine et des rencontres fortuites viennent bousculer cette harmonie. Madame Jules, le temps d'une nuit, plonge dans les affres du doute.

    Après le succès critique rencontré avec Notre Château, Emmanuel Régniez poursuit son exploration clinique de la vie de couple. D'une écriture toujours aussi épurée et troublante, marquée par la simplicité des phrases et la répétition hypnotique de certains mots, Madame Jules est son deuxième roman.

  • E. Régniez, dans une démarche intertextuelle, a élaboré de multiples transformations à partir d'un corpus de 200 oeuvres de G. Simenon. Des fragments retravaillés, répétés et reconstruits sous une forme poétique rythment les vingt-quatre chants qui composent l'ouvrage. C. Friggeri, le photographe, fait écho à la démarche de l'auteur, en ce sens que le photographe souhaite, lui aussi, saisir l'instant vécu, le quotidien dans ce qu'il a de plus simple et de plus évident. Ce sont les sujets et les lieux qui racontent l'histoire, qui créent la photographie, son ambiance et sa force évocatrice.

  • Après le suicide de son ami Simon Melmoth, en juillet 2010, le narrateur récupère un ensemble de fiches et de pochettes contenant citations et récits. Il décide de les organiser dans une forme qu'aurait sans doute voulu Melmoth : ce sera L'ABC du gothique.

    Au dos d'une fiche, la n° 174, une date : le 6 mars. Le narrateur se lance dans une enquête pour trouver le sens de cette date, ce qui va l'obliger à repenser le don de son ami.

    « En retournant la fiche n° 174, je n'ai pas simplement mis en avant ton secret, j'ai vidé la crypte, j'ai posé la question, j'ai retourné la situation. Tu es devant moi maintenant, et non plus derrière. Je suis aussi devant toi. Nous nous faisons face maintenant que j'ai retourné la fiche n° 174. »

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