Milena Agus

  • Il pleuvait à torrents et personne, vraiment personne, n'était prêt à ouvrir sa porte, et surtout pas à ces individus. Oui, il y avait des Blancs parmi eux-les humanitaires qui les accompagnaient-mais ils étaient tout aussi étranges que les autres malheureux, mal fagotés et mal en point. Que venaient-ils faire, ces envahisseurs, dans notre petit village où il n'y avait plus de maire, plus d'école, où les trains ne passaient plus et où même nos enfants ne voulaient plus venir? Nous nous demandions comment les affronter, où les abriter puisqu'il le fallait. Eux aussi, les migrants, avaient l'air déboussolés. C'était pour ce coin perdu de Sardaigne, ce petit village délaissé, qu'ils avaient traversé, au péril de leur vie, la Méditerranée? C'était ça, l'Europe?

  • Sardes depuis le Paléolithique supérieur, les Sevilla-Mendoza ignorent la normalité. Un père entiche´ de voyages lointains, une mère perdue devant la vie, une tante plongée dans des amours sans lendemain, un frère sourd a` tout sauf a` son piano. Celle qui décrit l'étrange et attachante ambiance familiale, avec une impassible candeur, est une adolescente engluée dans une liaison inavouable... Une liaison qu'elle cache a` sa famille, ou` pourtant on parle d'amour et de sexe sans inhibitions. On y parle aussi de Dieu, dont on n'arrive pas a` décider s'il existe ou pas. Plutôt qu'a` Lui, autant s'en remettre a` la superstition pour affronter les dangers de l'existence. Celle-ci se déroule comme si on était dans la gueule d'un requin. Un requin qui vous enserre entre ses dents et vous empêche de vivre. On essaie d'en sortir quand il dort...

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  • Mal de pierres

    Milena Agus

    En quête de l'amour idéal, l'héroïne tarde à trouver un mari. À trente ans, déjà considérée comme une vieille fille dans une Sardaigne qui connaît les affres de la Seconde Guerre mondiale, elle finit par épouser un homme taciturne, plus âgé qu'elle, parce que sa famille le lui impose. L'amour n'est pas au rendez-vous. Elle le rencontrera beaucoup plus tard, lorsqu'elle ira sur le Continent faire une cure thermale pour soigner son « mal de pierres », des calculs rénaux. Un rescapé de la guerre, qui souffre du même mal qu'elle, aura raison de son « mal d'amour ». C'est à sa petite-fille qu'elle racontera quelques décennies plus tard ses émotions, ses cheminements, tout en laissant des zones d'ombre. Mais quelle est au juste la vérité ? Elle ne se recomposera que beaucoup plus tard, de façon inattendue, lorsque la dernière pièce du puzzle tombera entre les mains de la narratrice.

  • Terres promises

    Milena Agus

    La terre promise, tout le monde la cherche. Pour Raffaele, de retour en Sardaigne juste après la guerre, elle se situe sur le Continent. Mais une fois là-bas, Ester, sa jeune épouse, a le mal du pays, elle qui était pourtant si pressée d'en partir... Alors la famille y retourne. Leur fille, Felicita, s'adapte aux humeurs locales et s'initie avec la même conviction au communisme et au sexe. De ses amours naîtra un drôle de petit bonhomme, Gregorio. Au fil des ans et des rencontres, ils avanceront dans leurs vies imparfaites, croisant la route d'autres êtres en quête de bonheur. Pour tous, Felicita est l'indispensable pivot. Car à ses yeux les gentils ne sont pas des perdants et la terre promise est au coin de la rue. Une saga familiale décalée.

  • L'héroïne de ce roman rêve de l'amour idéal. À trente ans, on la considère déjà comme une vieille fille, dans une Sardaigne qui connaît les affres de la Seconde Guerre mondiale. Et lorsqu'elle conclut une union très attendue, c'est en affirmant haut et fort que ce n'est pas par amour mais par raison. Comme son unique enfant, l'amour se fera attendre. Elle finira par le rencontrer sur le Continent, lors d'une cure thermale destinée à guérir son « mal de pierres », des calculs rénaux, mais qui aura raison aussi de son « mal d'amour ». À sa petite-fille, elle racontera quelques décennies plus tard ses émotions, ses cheminements, tout en laissant des zones d'ombres. La vérité ne se recomposera que longtemps plus tard, de façon inattendue, lorsque la dernière pièce du puzzle se retrouvera entre les mains de la narratrice. Mais quelle est au juste la vérité ? et où se situe-t-elle entre la raison et la folie ?

  • Sens dessus dessous

    Milena Agus

    Mr. Johnson, le monsieur du dessus, a toujours les lacets défaits et des vestes trouées. Pourtant, c'est un violoniste célèbre qui vit dans le plus bel appartement de l'immeuble, avec vue sur la mer. Anna, la voisine du dessous, partage un petit entresol obscur avec sa fille, taille ses robes dans de vieilles nappes et fait des ménages. Pourtant, elle cache dans ses tiroirs des dessous coquins et des rêves inavoués. Ces deux-là, plus tout jeunes, débordants de désirs inassouvis, étaient faits pour se rencontrer. Dans les escaliers, où montent et descendent des voisins occupés par une farouche quête du bonheur, se tricotent à tous les étages situations rocambolesques, amours compliquées, jalousies absurdes. Mais n'est-ce pas là la clef de voûte de toute vie ?
    Observatrice indiscrète, pourfendeuse de la normalité, Milena Agus fait la chronique de ce microcosme dans lequel souffle un vent délicieusement frondeur.

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  • La splendeur ancienne n'est plus, le palazzo familial se délabre, la plupart des appartements ont été vendus et les trois soeurs se partagent ceux qui restent. Seule l'aînée, Noemi, rêve de reconquérir le faste perdu et de restaurer la demeure sur les hauteurs de Cagliari. Les deux autres s'accommodent de la déchéance. Le sujet sur lequel en revanche toutes les trois s'accordent est l'amour imparfait. Toujours imparfait. Pour Maddalena, qui s'adonne avec persévérance à une sexualité fiévreuse, le désir d'enfant n'est pas satisfait. Pour Noemi, l'objet de l'amour est fuyant et dédaigneux. Quant à la plus jeune, la fragile comtesse de Ricotta, on dirait que la vie entière lui échappe. Comme les objets de ses mains maladroites. Comme l'étrange petit garçon qu'elle élève seule. Mais peut-être que l'espoir se cache tout près, juste de l'autre côté du mur... Milena Agus nous emporte à nouveau dans son univers si particulier où se côtoient désenchantement et magie lumineuse.

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  • Madame, appelée ainsi par ses proches, refuse de vendre ses terres en Sardaigne et de voir son pays natal se transformer en un lieu touristique. Les avis autour d'elle sont partagés quant à sa naïve résistance. Ses amants se succèdent, tandis qu'elle rêve à l'amour galant.

  • Un lieu enchanteur en Sardaigne. Sur la colline qui domine la mer, au milieu des terres arrachées au maquis, se tient la maison de Madame, dernier bastion de résistance aux barres à touristes. Seule, décalée dans ses robes bizarres cousues main et dans son naïf refus de l'argent, Madame n'est pas conforme. Quand la nervosité la gagne, que malgré les rites magiques le grand amour se dérobe, elle dévale les deux cents mètres du chemin escarpé jusqu'à la plage et nage vers le large. Madame dérange, mais pas sa jeune et fantasque amie de quatorze ans, pas le grand-père moqueur, ni le fils aîné des voisins, trompettiste incompris des siens. Eux savent

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  • Mon Voisin.
    Glisser dans la baignoire en changeant le rideau de douche, faire croire à un accident, confier le petit à une famille normale... Pour se délester de la pesanteur de la vie, elle s'amuse à imaginer le suicide parfait. Mais le jour où le voisin entre dans sa vie, son regard sur le monde change. Dans un Cagliari écrasé par le soleil, Milena Agus met en scène des personnages hors normes, enfants en mal d'amour, adultes en quête d'un peu de douceur.

    Comme une funambule.
    Dans ce court texte écrit en 2007, quelques mois après la sortie de Mal de pierres, Milena Agus nous invitait à découvrir sa perception de l'écriture et du succès.

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  • Mon voisin

    Milena Agus

    Une jeune femme solitaire qui s'amuse à imaginer le suicide parfait se lie d'amitié un été avec son beau voisin qui, comme elle, a un petit garçon. Dans un Cagliari écrasé de soleil....

  • 1946. L'après-guerre prend, dans les Pouilles, des allures de guerre civile. Alors que les propriétaires terriens s'arc-boutent sur leurs privilèges, les ouvriers agricoles réclament justice. Fusillades, lynchages, incendies sont monnaie courante.
    Quatre soeurs ignorent tout de ces événements. Elles vivent dans un beau palais, sans cependant profiter ni des biens de la famille, ni de la vie, qui pour elles ne peut être que discrète et parcimonieuse. Leurs journées s'écoulent insipides sur les broderies, l'argenterie à faire polir, le linge à ranger. A l'extérieur, leur univers se limite au chemin parcouru entre l'église et la demeure familiale. Du monde qui les entoure, elles ne savent rien. Elles ignorent la menace qui plane : la pénurie, la faim qui tenaille les paysans, la colère qui gronde et qui risque de se déverser sur elles. Jusqu'au jour fatal où la foule des affamés se rue sur le portail du palais.
    Parmi les quatre soeurs lynchées, Luisa et Carolina périront sans que personne ne comprenne comment la violence a pu entrer de façon aussi fracassante dans ces vies rangées.
    C'est à partir de ces faits réellement advenus que deux textes ont été écrits, l'un par la romancière Milena Agus, l'autre par la journaliste et militante Luciana Castellina : un roman et un récit des événements historiques.
    Avec son approche singulière, Milena Agus, se place à l'intérieur de la famille et se penche sur la vie des demoiselles Porro, victimes ignares d'une émeute qui les dépasse.
    Avec son talent d'analyste, Luciana Castellina observe le déroulé des faits et relate les jacqueries dans un monde paysan exaspéré par des années de misère et d'injustice.
    Cela donne un livre fort, où deux voix différentes se répondent sur un même événement, dans deux approches complémentaires.

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